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Pourquoi Logram?

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C'est une question que vous pouvez vous poser. En effet, il existe déjà tellement de distributions qu'il est quasiment impossible de savoir où donner de la tête. Voici quelques points vous montrant pourquoi Logram existe et à quoi il sert.

KDE, enfin à sa place

Cela doit faire une dizaine d'années que la compétition entre les deux principaux environnements de bureau, GNOME et KDE, se poursuit. Aucun des deux n'a vaincu l'autre. En effet, ils sont suffisamment différents pour attirer leurs propres utilisateurs.

Mais alors que GNOME est massivement intégré aux distributions (Ubuntu, Fedora), KDE l'est moins. Et même lorsque KDE est intégré à une distribution, c'est soit comme «bureau alternatif» (Kubuntu par exemple, penchant alternatif de Ubuntu, même si ses développeurs se battent contre ce fait), soit cette distribution intègre également GNOME (OpenSuSE, Mandriva, Debian).

On se retrouve alors avec un déséquilibre du côté des «distributions majeures», qui, en faisant la moyenne de leurs contributions, favorisent GNOME. On peut voir ce triste état de fait de plusieurs manières :

  • Les utilisateurs de GNOME sont prêts à cracher violemment contre une application codée en utilisant Qt ou les bibliothèque de KDE, parce qu'elle «s'intègre mal au bureau». L'intégration d'une application Qt à GNOME est pourtant plus qu'exemplaire, surtout quand on voit comment une application GNOME s'intègre à KDE.
  • GNOME bénéficie de plein d'outils graphiques d'administration, comme les front-ends de PackageKit, PolicyKit, Synaptic, des installateurs (dont celui de Debian), et même Mandriva a ses outils en GTK.

Le développement de KDE continue pourtant son petit bonhomme de chemin, malgré le peu d'intérêt que les grosses distributions peuvent lui porter. Il est en effet bien conçu, et repose sur la bibliothèque Qt, particulièrement riche (et développée depuis des années par Trolltech, puis Nokia, il faut le dire).

Dans ce domaine, Logram va essayer de mettre KDE en avant au travers d'une distribution grand public, totalement orientée KDE. Si vous voulez voir à quoi Logram ressemblera, regardez du côté de Pardus ou Chakra.

Penser Utilisateur

Des distributions se disent user-friendly, c'est-à-dire facilement utilisables. Elles le sont, mais pas pour un débutant en informatique. Elles le sont pour un débutant en Linux, connaissant déjà un autre système d'exploitation, et il y a un monde entre les deux.

Ces distributions expliquent pas à pas comment installer un programme au travers du gestionnaire de paquetages, mais qu'est-ce qu'un programme ? Ces distributions lâchent également l'utilisateur sur le bureau, une fois installées. C'est ainsi que l'ordinateur peut rester une «boîte magique» pour un grand nombre d'utilisateurs.

Un utilisateur, surtout débutant, qui comprend et aime ce qu'il fait sur une distribution Linux est un utilisateur qui en parlera comme un roi à ses collègues tournant sous d'autres systèmes d'exploitations, pas forcément dans le milieu informatique.

Un exemple de cette orientation est l'Assistant lancé au démarrage de Logram, qui permet en quelques pages de savoir se servir de Logram, et d'un ordinateur en général. D'ailleurs, les premières pages sont valables pour tout ordinateur, indépendamment du système d'exploitation installé dessus.

Faire-valoir de la technologie

Fedora est connue pour être à la pointe de ce qui se passe du côté du Logiciel Libre. Logram essaiera, non pas de concurrencer Fedora, mais de combler quelques manques.

En particulier, Logram compte avoir un cycle en rolling-release, ce qui veut dire qu'il n'y aura pas de versions qui sortiront à date fixe, mais bien que tous les jours, des paquets seront mis à jour. L'utilisateur, en activant ou non des dépôts, pourra choisir le degré de stabilité de sa distribution (avec des dépôts comme old, stable, testing, experimental, bleeding-edge, ce dernier étant composé de versions de développement des paquets, actualisées tous les jours, ou presque).

Logram ne suit pas le mouvement, et réfléchit mûrement à la meilleure solution. Prenons comme exemple le son sous Linux. Pas mal de distributions utilisent PulseAudio, ou directement ALSA. Open Sound System, version 4, a été passé sous silence. Il gère pourtant le mixage logiciel de toutes les sources de son, le réglage du volume par application, et le son est de qualité. Seulement, il n'était pas «à la mode» au bon moment (et a aussi fait un petit tour dans le domaine du propriétaire, mais est maintenant en GPL/BSD). Il souffre maintenant du peu d'attention qu'on lui a porté, et a du mal à se développer.

Un autre exemple est le système de démarrage Init-ng. Il a eu son heure de gloire, comme «remplaçant miracle du vieux SysVInit». Puis, des distributions comme Ubuntu ont créé Upstart, ont fait les opérations marketing qui vont avec, et Init-ng est tombé en désuétude. Mais, depuis tout ce temps, il a continué à se développer et est encore toujours actif ! Et Logram, en l'utilisant, compte le remettre un peu sur le devant de la scène, car c'est un excellent système de démarrage, simple à configurer, très rapide, stable et efficace.